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Partir en Montagne : les règles et la philosophie !

Le trail est généralement synonyme de montagne. Pourtant, cet univers est régulièrement décrit comme hostile et dangereux…

Le trail est généralement synonyme de montagne. Pourtant, cet univers est régulièrement décrit comme hostile et dangereux. Si les courses officielles et organisées permettent de se lancer dans l’aventure montagnarde avec un maximum de sécurité, il en est tout autre lors des rando-courses pour le plaisir ou lors des entraînements et des courses longues, passages quasi-obligés pour être prêt le jour J.

De plus, l’engouement actuel pour le trail et, parallèlement, pour la montagne, fait que de plus en plus de monde se lance sur les pentes escarpées. Si on rajoute les tonnes de topo disponibles sur le net ou dans les guides et les non moins nombreuses vidéos qui démystifient le mythe et le rendent plus accessible ou, du moins, lui donnent un aspect facile, il est fort à parier que certains coureurs tentent l’aventure un peu à la va-vite.

Loin de dénigrer le novice de la montagne, tout grand montagnard, quel qu’il soit, fut autrefois un novice et il faut bien commencer un jour, loin de proposer des conseils exhaustifs et qui se veulent la seule vérité, cet article tente de poser quelques bases afin d’aider les coureuses et coureurs à sécuriser au maximum leurs sorties en montagne. Par contre, le trail blanc et la montagne enneigée étant des sujets à part entière et bien trop délicats, ils ne seront pas traités ici.

LES RISQUES, LES ACCIDENTS 

En montagne, le traileur est loin de tout, loin de la civilisation. C’est en général ce qu’il recherche. En contrepartie, il faut alors avoir à l’esprit que, en montagne, tout problème devient sérieux. Et courir sur les sommets, c’est multiplier les risques, du fait de la vitesse mais aussi de la fatigue engendrée.

Un soucis que l’on rencontre sur la plaine ou en ville comme une entorse ou une fracture peut rapidement être pris en charge par les secours. Là-haut, tout est différent. Il faudra soit vous débrouiller, en serrant les dents, soit attendre que l’on vienne vous aider, si vous ne pouvez vous débrouiller et si vous avez eu la chance de pouvoir prévenir de votre problème. Et cela peut-être long. Très long.

Au mieux, les secours pourront venir à pied. Au pire, ce sera l’hélicoptère. Un coût financier, certes, mais surtout des personnes qui prendront éventuellement des risques pour le coureur, surtout si celui-ci est dehors sous un temps pourri.

Il convient donc de rappeler qu’une sortie en montagne, afin de minimiser les risques, ça se prépare. C’est même, souvent, un aspect aussi excitant que la sortie elle-même. Et si cela est rébarbatif pour certains et, toujours, chronophage, c’est une étape indispensable.

Finalement, en trail, c’est avant tout comme en randonnée. Il ne faut pas partir la fleur au fusil en espérant que tout va bien se passer.

VÉRIFIER LA MÉTÉO

     

La météo en montagne est changeante et capricieuse. Elle est surtout synonyme de danger. L’orage y est violent et effrayant. Quant à la pluie, elle peut vite devenir problématique. Un passage sans aucun danger par temps sec peut facilement devenir dangereux, voire mortel, lorsqu’il devient humide et glissant. Le brouillard est également un autre facteur d’accident. Se tromper d’itinéraire et c’est toute la sortie qui peut partir à la catastrophe.

Si ces mauvaises conditions font appel au bon sens, le soleil n’est pas à négliger non plus. L’effort et la transpiration vont déshydrater le coureur, et la chaleur va amplifier cet état. Sans parler du risque d’insolation.

Il est donc important de surveiller la météo. Et pas 1 semaine avant. La météo étant changeante et les modèles de prévision actuels n’étant pas encore assez précis, cela n’a pas vraiment de valeur. De plus, il ne faut pas surveiller la météo sur une zone large mais bien sur la zone précise où vous allez vous rendre. Il peut faire beau dans une vallée et pleuvoir dans celle d’à côté.

Lorsque le temps est assez fixe, 2 ou 3 jours avant le jour de sortie peut vous donner une bonne idée. Mais la seule prévision valable est celle de la veille.

Il est également à noter que, en été, les orages sont fréquents et réguliers en fin de journée. Il est donc bien plus prudent d’éviter ce moment et, pour cela, de diminuer la distance ou de partir très tôt.

ANALYSER LE PARCOURS

Les nombreux topos, que ce soit sur le net ou sur un livre, permettent aujourd’hui, même au plus novice, de se renseigner sur un parcours, un lieu. Les plus aguerris feront leur trace directement sur carte, papier ou numérique, et sauront analyser les différents passages.

Pour analyser le parcours, il faut garder en tête que le kilométrage n’est pas la seule chose à regarder. Il y a également le dénivelé, et notamment le rapport entre le dénivelé et le kilométrage. Plus il y a de dénivelé sur une courte distance, plus le parcours sera technique avec des grosses montées et des grosses descentes. Il ne faut d’ailleurs pas négliger les descentes qui sont, finalement, ce qu’il y a de plus dur dans le trail.

Analyser le parcours c’est aussi pouvoir reconnaître les passages techniques. Certains secteurs seront d’ailleurs tout simplement trop techniques pour les courir, voire seront des zones d’escalade ou de randonnée alpine et seront donc hors contexte d’une sortie trail. C’est assez dépendant de son niveau et des risques que l’on souhaite prendre. Et ce n’est pas toujours évident à voir sur un topo ou une carte. A ce moment là, ce sera directement à envisager sur le terrain. Même en trail, la prudence est plus importante que la vitesse. Marcher n’est pas honteux. Le plus important est de rentrer entier. Les blessés regrettent les risques pris, et les morts ne gagnent plus rien.

LE MATÉRIEL

L’une des bases est de partir en montagne avec le matériel adéquat. Sans faire de liste exhaustive, il convient de citer certains choses qui sont indispensables. C’est finalement assez simple et c’est souvent en corrélation avec le matériel obligatoire lors des courses. Ainsi, pour plusieurs choses, il suffit de l’avoir toujours dans le sac. Bon, c’est pas dans le sac, c’est quand même la base : il faut des chaussures adaptées. Pas question de partir avec des baskets lisses qui n’accrochent à rien. Il faut de bonnes chaussures de trail qui agrippent bien au sol. Un bon pare-pierre est aussi une bonne option, quand, avec la fatigue ou le manque de concentration, on commence à cogner dans les cailloux ou les racines. Quant au grand débat entre maximaliste et minimaliste, c’est un autre sujet.

Pour en revenir au sac, il faut donc… un sac. Un sac de trail bien adapté à votre morphologie pour éviter les frottements. Avec une bonne contenance pour y faire rentrer tout le reste du matériel. Car il faudra y enfourner des vêtements chauds, car les températures baissent rapidement avec l’altitude et si si vous êtes bloqué pour la moindre raison, cela peut devenir rapidement un problème. La couverture de survie est également obligatoire dans la même optique.

Il convient de rajouter un coupe-vent et/ou un vêtement de pluie, un sifflet pour alerter (en général, il est inclus sur le sac), de quoi protéger la tête du soleil comme un bandana ou une casquette (le bandana permet d’essuyer la transpiration), une bande d’élastoplaste qui peut servir à pas mal de choses, ainsi que des ciseaux car couper l’élasto avec les dents, c’est costaud…

Et surtout, ne pas oublier de quoi vous hydrater et de quoi vous nourrir très régulièrement. Il vaut mieux en avoir de trop que pas assez. C’est d’une grande importance. L’hypoglycémie peut être grave, tout comme le manque de sel ou la déshydratation. Il est généralement conseillé de boire toutes les 15 à 20 minutes, quelques gorgées, et de manger toutes les heures en alternant sucré et salé. Pour les sorties très longues, le parcours devra prendre en compte des points de ravitaillements comme les refuges ou le passage dans des villages.

UN GPS OU UNE CARTE

En montagne, il y a rarement des panneaux à tous les coins de rue. Il faut donc savoir où on est et où aller. Pour cela aussi, le débat entre les adeptes de la carte papier et de la boussole et ceux du gps, qui subissent eux-même le schisme du gps de randonnée, de la montre connectée et du smartphone, n’entrent pas dans le sujet ici. Ce qui est certain, c’est qu’il faut un gps et/ou une carte et une boussole, et que dans tous les cas, il faut savoir se servir de son matériel et ce n’est pas au dernier moment qu’il faut se rendre compte qu’on n’y comprend rien.

Il est à noter que le gps permet de récupérer les traces sur internet puis de les suivre ensuite sur le terrain. Mais il ne faut pas oublier que, dans un premier temps, les traces récupérées ne sont pas forcément bien faites, mais aussi que le gps est toujours approximatif. Souvent de peu de mètres, mais 1 mètre en montagne peut faire une grande différence entre une falaise et un petit passage. De plus, le terrain peut très bien avoir changé (éboulement, neige, etc) depuis que la carte ou la trace a été faite. Il est donc toujours important de se confronter à ce que vous voyez et de ne pas toujours suivre aveuglément une trace.

CONNAÎTRE SES LIMITES

Faire du trail c’est donc aller chercher un effort physique. Ce qui entraîne forcément de la fatigue ou, pire, de l’épuisement. Or la fatigue, et donc l’épuisement, sont des facteurs d’accident par la perte de concentration, la perte de lucidité et la diminution de la précision des gestes. Il faut donc connaître ses limites et ne pas se surestimer. C’est un peu paradoxal dans le sens où on parle souvent du trail comme une façon d’aller chercher ses limites, mais c’est pourtant important afin de minimiser les risques mais aussi afin de pouvoir profiter d’une belle sortie.

Connaître ses limites, c’est avant tout connaître les distances et les dénivelés que l’on est capable de faire sans exploser, mais c’est aussi connaître ce que l’on est capable de faire au niveau technique et si l’on est capable de parcourir des passages vertigineux. Connaître ses limites c’est aussi ne pas envier ce que font les autres, que ce soit vos connaissances ou les différentes personnes que l’on voit sur les réseaux sociaux ou dans les magazines. Connaître ses limites, c’est rester humble.

Connaître ses limites, c’est aussi savoir gérer sa sortie et ses efforts physiques. Comme pendant une course, il ne faut pas tout donner au début, dans des passages qui paraissent sans difficultés, au risque d’être complètement cuit pour la suite et ainsi multiplier les risques d’accident. Il faut d’ailleurs faire attention aux sorties de groupe où on peut se laisser entraîner par des coureurs meilleurs que nous.

Il est aussi nécessaire de se rappeler que l’altitude, de par la baisse de la qualité de l’oxygène disponible, est un facteur important. Le trail étant un effort physique important dépendant de l’apport d’oxygène, la corrélation relève simplement du bon sens. L’hypoxie est un sujet trop vaste pour être décortiqué ici mais il faut savoir que nous ne sommes pas égaux devant l’altitude, et ceci, indépendamment de l’entraînement.

Bien entendu, au début, il est impossible de connaître ses limites. Il est donc important d’évoluer progressivement et d’augmenter au fur et à mesure les distances et les dénivelés, les altitudes et éventuellement la technicité des parcours.

Les limites de chacun sont d’ailleurs changeantes tout au long d’une année, tout au long d’une vie. Elles progressent mais peuvent aussi régresser. C’est à prendre en compte.

SAVOIR RENONCER

Pour différentes raisons, il est parfois nécessaire de savoir renoncer. Si le temps change trop, si finalement vous ne vous sentez pas en forme, si le parcours semble plus technique ou vertigineux que prévu, il faut savoir abdiquer. Sur des parcours en aller-retour, c’est simple, on fait demi-tour. Sur des boucles, c’est un peu plus compliqué et tout dépend d’où vous êtes et de ce que vous avez analysé auparavant de votre parcours et des difficultés passées ou à venir. Il peut d’ailleurs être intéressant lors de la préparation de la sortie, sur des parcours longs, de prévoir des solutions de repli.

De même, en cours de sortie, si vous vous trompez dans votre parcours, il ne faut pas hésiter à faire demi-tour pour revenir sur le bon chemin. S’engager sur des zones inconnues peut rapidement devenir dangereux. Et tant pis si pour cela, il vous faut remonter 50, 100 ou 200m de dénivelé. C’est là, aussi, que la fatigue et l’épuisement peuvent entrer en jeu. Non seulement ils peuvent vous induire en erreur sur votre parcours, mais ils peuvent également vous faire faire les mauvais choix. Fatigué, épuisé, après une erreur, vous n’aurez peut-être pas le courage de revenir sur vos pas et vous serez tentés de prendre un raccourci. Or, les raccourcis sont généralement risqués.

RESPECTER LA MONTAGNE

Partir en montagne n’est donc pas anodin, notamment dans l’optique d’une sortie trail. Il convient donc de la respecter et de rester humble face à elle, de se connaître, et de bien préparer ses sorties afin de minimiser les risques. Même si le risque zéro n’existe pas. Il est également important de la respecter en tant qu’environnement naturel où l’Homme n’est que de passage et où il ne doit pas laisser de traces.

N’oubliez pas non plus qu’il existe des professionnels de la montagne, dont certains et certaines sont spécialisés dans la pratique du trail. Il peut donc être fortement intéressant de s’adresser à eux.

La montagne se mérite et c’est à ce prix là qu’elle vous apportera, ainsi que le trail, des moments uniques de bonheur et de beauté.

Ecrit par Le Bouquetin Boiteux

http://www.le-bouquetin-boiteux.fr

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