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Le Trail et la Nature

Courir sur des sentiers, gravir des montagnes, arpenter des déserts ou sillonner des forêts, s’oxygéner les poumons avec de l’air pur et profiter de paysages exceptionnels. Au premier abord, le trail pourrait se décrire ainsi…

Le Trail

Courir sur des sentiers, gravir des montagnes, arpenter des déserts ou sillonner des forêts, s’oxygéner les poumons avec de l’air pur et profiter de paysages exceptionnels. Au premier abord, le trail pourrait se décrire ainsi. Selon l’ITRA (International Trail Running Association) : “le trail est une compétition pédestre ouverte à tous, dans un environnement naturel […], avec le minimum possible de routes cimentées ou goudronnées”. Bon, leur définition est légèrement plus longue, mais ce court passage exprime bien que le trail est une course dans la nature. L’ITRA ajoute d’ailleurs : “la course […] se déroule dans le respect […] de l’environnement”.

Le pratiquant du trail court donc dans la nature et il serait assez facile de faire un raccourci en expliquant qu’il est un amoureux de la nature. Mais est-ce si évident ?

Bob

Prenons l’exemple de Bob. Bob est un coureur lambda, ni bon, ni mauvais. C’est un homme, il aurait très bien pu être une femme. Il aime courir et il a l’esprit compétitif. Non pas que tous les traileurs compétitifs sont des Bob, mais lui, c’est son kiff.

Bob court dans la nature. S’entraîne dans la nature. Il court, ne s’arrête pas, ne prend pas le temps d’admirer autour de lui, il va droit au but. Atteindre un sommet, un belvédère, hors de question de s’y attarder. 5mn max, deux ou trois photos pour dire ensuite qu’il y a été.

Bob progresse, il évolue. Lors de ses sorties avec ses amis, il aime à parler fort, très fort. Les animaux se bouchent les oreilles, s’enfuient loin de ce bipède qui envahit leur territoire. Les autres pratiquants de la nature, venus prendre leur dose d’air pur et de calme, s’exaspèrent. La nature est un trésor, le silence est d’or.

En bon traileur, Bob amène également de quoi se ravitailler. Il essaie de ne pas faire tomber ses emballages, mais si l’un d’eux venait à se faire la malle, tant pis. Pas le temps. Cela remettrait en cause tout l’entraînement. D’ailleurs, lors des courses, aux lieux où se trouvent les poubelles, Bob ne fait pas les quelques mètres de détour pour jeter ses déchets. Il pourrait perdre quelques secondes de course. Et il y a bien tous ces bénévoles qui passeront derrière.

Bob veut aller vite. Faire des performances. A l’entraînement, ou en course, les sentiers en lacets, il déteste. C’est une perte de temps. Alors il trace tout droit. Peu importe que les autres participants suivent le parcours, peu importe que son choix participe à l’érosion, défigure le lieu et finisse par détruire le sentier initial. Bob n’a pas le temps de s’émouvoir. Et puis, ce passage, il le sait, il n’y reviendra pas.

Bref, le seul moment où Bob ne fait qu’un avec la nature, c’est quand il se mange une racine ou un cailloux et qu’il s’étale de tout son long sur le sentier. Mais peut-être que Bob n’est finalement qu’un humain qui vit dans son temps où il faut tout faire et le plus vite possible. Et le Trail s’inscrit bien dans l’air du temps.

Bobby

Prenons maintenant l’exemple de Bobby. Bobby est un ami de Bob. Lui aussi est un homme, il aurait très bien pu être une femme. Et il est également un coureur lambda, ni bon, ni mauvais. Mais Bobby n’est pas vraiment un compétiteur. Son kiff, c’est la nature. Et il lui arrive régulièrement de donner des leçons à Bob.

Bobby aime ses sorties longues en pleine nature. C’est un bucolique. Il court, s’arrête, repart. Quand, en montagne, il gravit des sommets, il peut y rester longtemps à admirer, se ressourcer. Bon, pas 3 heures non plus, il faut redescendre et il y a un autre sommet à gravir. D’ailleurs, Bobby aime le silence, se sentir libre, il va très régulièrement effectuer ses sorties, seul, dans sa voiture un peu dégueux et polluante.

Paradoxalement, Bobby participe aussi à des courses. Il sait bien que lancer une meute de 500 à 1000 coureurs en pleine nature n’est pas anodin. Selon le Parc National des Pyrénées, “une manifestation qui rassemble en moyenne 500 personnes consomme 50kg de papier, 200kWh d’énergie et 250kg de déchets”. Alors, quand ces courses se signalent éco-responsables ou sont validées par la Trail Runner Foundation, bannissant les gobelets plastiques et forçant les participants à se munir de leur propre éco-tasse, bannissant les rubalises et les marquages à la peinture, préférant les fontaines à eau que les bouteilles plastiques, Bobby est heureux. Mais elles ne sont pas forcément très nombreuses, alors Bobby s’inscrit également sur des courses moins regardantes.

Donc, Bobby court. C’est un fait. Et Bobby est parfois dans le dur. Dans ces cas-là, sur des montées, il baisse la tête et avance. Peu importe la beauté du paysage, il avance. Et sur des descentes ou des passages techniques, il regarde bien où il met les pieds. Il ne s’agirait pas de se fracasser. Ce serait idiot. Alors, Bobby est très concentré. Et le lieu peut receler mille merveilles, il ne voit rien.

Comme Bob, Bobby ne part pas dans la nature sans amener de quoi manger et boire. Il a de nombreuses pâtes de fruits, avec leur emballage, des compotes à boire, avec leur emballage, des tucs, qu’il a bien emballés. Parfois, il espère très rarement, il fait tomber un emballage sans s’en apercevoir. Quand il s’en rend compte, il s’en veut. Alors il tente de courir utile et de ramasser les déchets qu’il peut trouver. Mais force est de constater qu’il ne le fait pas aussi souvent qu’il le voudrait.

Bobby râle également contre ses godasses. Elles s’usent à une vitesse folle, laissent des petits bouts de caoutchouc par ci, par là. Mais Bobby n’est pas encore prêt à courir pieds nus sur les sentiers et les cailloux. Il doute de l’être un jour. En contrepartie, il évite d’acheter le dernier textile à la mode, surtout si les siens ne sont pas complètement morts. Il dort bien le soir.

Bob et Bobby

Finalement, Bob a bien le droit d’être avant tout un sportif, d’aimer la compétition. Il a bien le droit de ne pas être un amoureux de la nature. Mais Bob n’a pas le droit de ne pas la respecter. Quant à Bobby, effectivement, il aime la nature et prend son temps. Ou du moins, il prend son temps comme un traileur, sinon il ferait de la randonnée. Car Bobby est peut-être comme Bob, un pur produit de son temps. Tout faire, vite.

Ainsi, Bob et Bobby sont deux caricatures. Et il y a sûrement un peu des deux dans chacun des traileuses et traileurs qui parcourent les sentiers à longueur d’année.

Ecrit par Le Bouquetin Boiteux

http://www.le-bouquetin-boiteux.fr

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